En 2013, le travail était le principal motif d’expatriation. Mais, changer de pays, c’est devoir s’adapter à une culture d’entreprise différente.

Qu’est-ce que la culture d’entreprise ?

La culture d’entreprise est l’ensemble des valeurs, comportements et connaissances qui dictent le fonctionnement d’une entreprise. Celle-ci varie d’une compagnie à une autre et principalement d’un pays à l’autre.

Ces différentes cultures d’entreprise ont été recensées et illustrées dans le livre « When Culture Collide » de Richard D. Lewis, il y explique leurs impacts sur la façon de travailler de chacun et comment les concilier au mieux. En effet, des malentendus culturels peuvent être à l’origine de tensions ce qui risque, à long terme, d’impacter des relations commerciales. Une enquête internationale a montré que pour 50 % des personnes interrogées, les différences culturelles sont à l’origine de tensions.

Pourtant, il suffit parfois simplement de comprendre ces différences. Nous avons donc décrypté, pour vous, les cultures d’entreprise d’un pays à l’autre. Attention toutefois à ne pas avoir une mentalité du cliché. Ce sont des tendances culturelles, nuancées dans la réalité.

 

La vie de bureau en France

La French Touch et ses valeurs

Chaque pays prône ses propres valeurs. En France, on recherche la créativité, l’originalité, l’adaptation afin de trouver des solutions à chaque nouveau défi. Chaque jour est une nouvelle compétition dans laquelle il faut innover pour réussir. Dans un environnement toujours plus élitiste, l’employé est sans cesse à la recherche d’un statut social, et cela, dès l’école, avec le système des classes préparatoires et des grandes écoles. Le salarié français considère son titre comme une reconnaissance.

Une communication subtile

En France, l’utilisation du second degré est très courante. Cette implicité peut porter à confusion lorsque l’on n’y est étranger. Le message est souvent transmis de manière ambiguë et une personne trop directe est rapidement considérée comme impolie.

Cela se répercute sur la recherche d’informations : il faut les collecter soi-même, elles sont rarement centralisées au même endroit.

Un système strict mais flexible

Les Français gèrent plusieurs projets à la fois. Ils font preuve d’une flexibilité, n’ont pas un planning précis de ce qu’ils doivent faire (Seule la pause repas est sacrée : c’est un vrai moment de la journée). Encore une fois, la créativité est au centre de leur travail. Chacun gère ses projets, il ne faut pas intervertir dans ceux des autres. En moyenne, un français travaillait 36,3 heures par semaine en 2016.  La hiérarchie est très importante : la prise de décision est verticale, elle vient du manager/supérieur et est appliquée par les salariés.

Le management allemand

La rigueur allemande

Considérés comme pragmatiques, les Allemands aiment la fiabilité. La théorie importe peu si la pratique ne suit pas. Le fonctionnement des entreprises allemandes repose sur la méthode et la ponctualité. Tout doit être utile et de qualité. Il y a une recherche constante de l’efficacité.

Une communication franche

En Allemagne, la communication se fait de manière franche et directe. Les discussions sont factuelles, il y a très peu d’informel. Dans ce même état d’esprit, l’information est regroupée : on ne perd pas de temps à chercher, collecter les données. Tout repose sur la transparence et les non-dits ne sont pas dans les habitudes.

Une base de travail solide

Un projet est géré de manière méthodique. Il faut finir une tâche avant d’en commencer une autre : le travail est séquentiel. Afin de travailler sur des bases solides, la préparation du projet est l’étape la plus importante. Cela n’entraine pas de perte de temps car ils travaillaient en moyenne 34,8 heures par semaine en 2016. Ainsi, on limite les imprévus et chacun peut effectuer ses tâches sans encombre. On agit pour et avec le groupe. La prise de décision est horizontale, basée sur le compromis et il n’y a pas de codes particuliers à adopter avec la direction.

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La culture organisationnelle britannique :

La liberté du travail

Les Britanniques font preuve d’indépendance dans leur travail. Le sens de l’initiative est indispensable au vu de l’autonomie nécessaire dans leur fonctionnement. Ils ont également un très bon sens de l’adaptation.

La communication anglaise

Celle-ci est discrète et énigmatique, l’utilisation de l’ironie est une forme d’humour très fréquente. L’interaction avec les dirigeants est simple afin d’assurer une prise de décision rapide.

Entre rigueur et décontraction

La ponctualité est très importante, derrière l’ambiance très décontractée des locaux « open-space » se trouve une rigueur très marquée. La productivité est leur leitmotiv afin de respecter les horaires de bureaux. C’est le pays qui travaille le plus en Europe : en moyenne, 36,8 heures hebdomadaires.

Le manager est plutôt informel, la hiérarchie n’est pas très visible. Les employés sont considérés comme des collaborateurs du patron. Il y a une vraie cohésion d’équipe et le leadership est informel. Les collègues utilisent généralement des surnoms entre eux. Enfin, le grade n’est pas très important, il faut montrer ses capacités.

Nos conseils d’adaptation

Lorsque l’on arrive dans un environnement qui ne nous est pas familier, il faut être à l’écoute. Ainsi, on peut comprendre pour s’intégrer et s’adapter aux nouveaux codes. Il est important d’aller vers les autres sans aprioris afin de créer des liens avec les collègues.

Il faut être attentif et respecter les différences. Celles-ci, bien utilisées, sont bénéfiques. La complémentarité et la répartition des tâches permettent de gagner en productivité. Chacun travaille là où il est le meilleur. En cas de désaccord, la discussion est importante, elle mène à une coopération multiculturelle bénéfique pour tous.

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